La Première Guerre mondiale (1914-1918) commence par un attentat dans les Balkans et embrase toute l'Europe, puis le monde entier. C'est une guerre d'une violence sans précédent : soldats dans les tranchées, civils mobilisés à l'arrière, génocide arménien. À l'issue du conflit, l'Europe sort bouleversée, ses frontières redessinées, ses économies ruinées.
À la fin du XIXᵉ siècle, les grandes puissances européennes rivalisent pour s'étendre dans les colonies. Les crises au Maroc (1905-1906 et 1911-1912) opposent la France et l'Allemagne, qui veut réduire l'influence française. Ces tensions s'accompagnent d'une forte montée des nationalismes.
Ces tensions poussent les pays à s'armer et à former des alliances : la Triple-Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) face à la Triple-Entente (France, Russie, Angleterre).
Le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie, est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe. L'Autriche-Hongrie exige la livraison du coupable ; la Serbie refuse.
Le 28 juillet 1914, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie. Le jeu des alliances s'emballe aussitôt.
Le conflit devient mondial grâce aux colonies mobilisées par chaque pays européen et à l'entrée des États-Unis.
La guerre se déroule sur plusieurs fronts : à l'ouest (France-Allemagne), à l'est (Russie-Allemagne-Autriche), en Orient.